L’Hépatite A, B, C, D, et E, un quinté ravageur 

Selon l’institut pasteur, une hépatite est une inflammation du foie causée par des substances toxiques, ou par des virus dans la majorité des cas.

A ce jour, cinq virus provoquant une infection ciblée et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus, désignés par les lettres A, B, C, D, et E, diffèrent par leur mode de transmission (féco-orale pour les virus A et E ; parentérale pour les virus B et C) et leur agressivité. L’Hépatite B est celle qui touche le plus de monde et qui fait le plus de ravage, selon les chiffres révélés par la même source. Nous nous attarderons sur celle-ci.

Les causes de l’Hépatite B sont multiples, citons-en quelque unes 

L’Hépatite B est due à un virus (VHB) à ADN, enveloppé, découvert en 1967. Ce virus est présent dans le sang, dans les sécrétions sexuelles, dans les lymphocytes, dans la moelle osseuse, dans le lait maternel et dans la salive. Le VHB peut survivre, en moyenne, 7 jours en milieu extérieur selon le site Hépatites Info Service.

L’Hépatite B est l’une des principales maladies humaines. On estime à 2 milliards le nombre de personnes ayant été infectées par le virus, dont plus de 257 millions de personnes vivant avec une infection chronique causée par le VHB et peuvent transmettre le virus pendant des années. Les porteurs chroniques sont exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foie, maladies qui font environ 887,000 morts chaque année.

Les Symptômes de l’hépatite B

L’hépatite B aiguë est souvent asymptomatique, ou provoque des symptômes évoquant une grippe (perte d’appétit et troubles digestifs, nausées, vomissements, fatigue, fièvre). Selon l’âge lors de l’infection par le VHB, les personnes infectées peuvent présenter les symptômes caractéristiques d’une inflammation aiguë du foie (jaunisse ou ictère, urines foncées, selles décolorées). La période d’incubation de l’exposition au virus à l’apparition de la jaunisse varie de 45 à 180 jours, avec une moyenne située entre 60 et 90 jours. Toutes les personnes infectées par le VHB ne développent pas d’infection chronique. Le risque est inversement corrélé à l’âge lors de l’infection : 80 à 90% pour les enfants infectés à la naissance, 20 à 30% pour les personnes infectées pendant l’enfance et moins de 5% pour les personnes infectées à l’âge adulte. La plupart des personnes ayant une infection chronique n’ont pas de symptômes apparents bien que leur foie présente des signes d’inflammation et qu’ils restent susceptibles de contaminer leur entourage.

Les moyens de transmission sont multiples 

Le virus de l’hépatite B se transmet par tous les liquides et sécrétions biologiques, le plus souvent par le sang et par contact sexuel. L’hépatite B est considérée comme une maladie infectieuse extrêmement contagieuse : le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que celui du SIDA. Les principales voies de transmission sont la transmission de la mère à l’enfant pendant l’accouchement, le contact étroit avec une personne infectée, les contacts sexuels, les injections (toxicomanie) et les transfusions à risque. Statistiquement dans le monde, les modes de transmission les plus fréquents sont de la mère à l’enfant et entre enfants d’une même famille. Dans de nombreux pays ayant des ressources limitées, la quasi-totalité des enfants sont infectés par le virus. Le virus ne peut être transmis ni par l’eau ou les aliments contaminés, ni par simple contact sur les lieux de travail.

Il n’existe pas de traitement spécifique permettant de traiter une hépatite aiguë pour améliorer les chances de guérison. L’efficacité des produits dits hépato protecteurs (protégeant le foie) n’est pas démontrée. La personne infectée doit attendre que le système de défense de son organisme vienne naturellement à bout des virus. Aussi longtemps que la guérison n’est pas intervenue, les liquides et sécrétions naturelles du corps – sang, sperme, sécrétions vaginales, salive – restent contagieux. Une fois l’hépatite guérie, le foie retrouve un état normal et le patient est alors protégé toute sa vie contre cette maladie sauf si des médicaments immunosuppressifs sont utilisés.

Un moyen efficace de se protéger 

La vaccination contre l’hépatite B reste la principale mesure fiable pour prévenir l’infection à grande échelle. Depuis 1981, on dispose de vaccins anti-hépatite B très efficaces, dont un mis au point par l’Institut Pasteur (GenHevac B). Trois injections de ce vaccin confèrent à 98% des personnes vaccinées une protection contre une infection par le virus de l’hépatite B. Chez 90% des personnes vaccinées, cette protection dure au moins 10 ans, probablement même toute la vie. Ce vaccin de surcroît prévient la survenue des graves complications que sont les hépatites aiguës fulminantes, les cirrhoses, et les cancers du foie.

Le monde a célébré la journée mondiale contre l’hépatite, le jeudi 28 Juillet 2022. Cette Journée mondiale contre l’hépatite est une journée internationale qui a pour but de sensibiliser à l’épidémie de l’hépatite et de renforcer les mesures pour améliorer l’accès aux services de dépistage et de traitement. Faites-vous dépistez et vaccinez-vous !

Rachelle SEKONGO

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