VARIOLE DU SINGE, un virus originaire d’Afrique répandu dans le monde

La variole du singe est un virus qui commence à se répandre dans le monde. Elle est originaire d’Afrique. Plusieurs cas ont été détectés en Europe, ce qui laisse place à une certaine inquiétude. Encore très peu connue, voici ce que l’on sait sur cette pathologie

Les origines du virus

Il est originaire du continent africain et plus précisément des zones isolées centre et ouest d’Afrique, à proximité des forêts tropicales et humides. Le premier cas de la variole du singe date de 1970, en République démocratique du Congo, sur un jeune garçon de 9 ans. Cette maladie est une zoonose transmise à l’homme par l’animal. Identifiée pour la première fois chez des singes en laboratoire en 1958 et qui appartient à la même famille que la varicelle ou la variole elle se transmet de certaines espèces animales à l’Homme.

Beaucoup moins mortelle que cette dernière, la variole du singe existe actuellement sous deux formes : l’une qui s’est propagée essentiellement en République démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville, et l’autre plus à l’ouest du continent, principalement au Nigeria. « C’est cette deuxième souche, moins dangereuse, que l’on retrouve actuellement en Europe et en Amérique du Nord », précise Matthias Altmann, épidémiologiste à l’université de Bordeaux et spécialiste des maladies infectieuses en Afrique. 

D’après les informations de l’Organisation Mondiale de la Santé, la variole du singe également appelée Orthopoxvirose simienne, est transmise par les espèces telles que rongeurs ou primates. Cependant, la transmission interhumaine est très faible, voire quasi-inexistante.

Les symptômes du virus  

La plupart du temps, les symptômes du virus sont la fièvre, la toux, les maux de tête et les éruptions cutanées qui disparaissent d’eux-mêmes après quelques semaines. Cette maladie est appelée communément « variole du singe », car ces symptômes se rapprochent, en moins grave, à ceux de la variole qui a été éradiquée totalement en 1980. Elle se manifeste, le plus souvent, avec l’apparition d’une fièvre soudaine et virulente et des douleurs musculaires. Ensuite, vient la période d’éruption cutanée pouvant s’étendre sur tout le corps. D’autres lésions peuvent être observées au niveau des organes génitaux, des paupières et même de la cornée. La durée des symptômes varie de 14 à 21 jours.

Le virus est réellement dangereux 

Selon l’OMS, le taux de mortalité chez l’homme reste inférieur à 10%. Les jeunes enfants seraient les plus vulnérables à la variole du singe. Toutefois, ce taux de mortalité reste très distinct selon les cas et la sévérité de l’épidémie. Aucun traitement ni vaccin n’est spécifique à la variole du singe. Toutefois, la maladie peut être endiguée grâce au vaccin contre la variole qui serait efficace à 85%. Néanmoins, il n’est plus disponible à cause de la disparition totale de la maladie depuis plusieurs années. En revanche, au regard des antécédents, l’évolution de la maladie ne devrait donc pas poser de problèmes. Par ailleurs, l’Homme guérit naturellement de ce virus similairement au Covid-19.

Comment prévenir cette maladie

L’OMS explique que la réduction des contacts entre les animaux transmetteurs et l’être humain reste primordiale ainsi que la vigilance et l’identification rapide. Ces points sont la clé pour éviter une épidémie. Près d’une centaine de cas de variole du singe dans douze pays hors des foyers traditionnels de la maladie ont été confirmés, samedi 21 Mai 2022, par l’Organisation mondiale de la Santé. Les autorités et les scientifiques rappellent que le risque de propagation de ce virus est faible, mais reconnaissent que la chaîne de transmission est très inhabituelle.

L’institution a confirmé la présence de cette maladie dans douze pays hors d’Afrique, qui était jusqu’à présent le seul continent à avoir connu des épidémies de variole du singe. Le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni sont les principaux foyers de propagation avec plus de 20 cas chacun, tandis que la France a confirmé, vendredi 20 mai 2022, le premier diagnostic positif.

Rachelle SEKONGO

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